Le piratage n’affecte pas les ventes légales de films et musiques !

Share on FacebookShare on Google+Share on LinkedInTweet about this on TwitterEmail this to someoneDigg this

Vous avez lu le titre, rassurez-vous cette affirmation n’est pas notre. Nous ne sommes que des lecteurs et analystes transmetteurs. Il s’agit d’un rapport sur le piratage qui a couté 300 000 € (soit 196 787 100 FCFA) à la commission européenne, un rapport bien gardé sous scellé depuis 2015. En clôturant bien sûr avec un développement sur le même sujet pour l’Afrique.

 

Korben vient nous révéler que ce rapport de mai 2015 de la commission européenne sur les effets du piratage des contenus protégés dans l’union européenne conclu « Qu’il n’existe aucune preuve pouvant soutenir l’idée que le piratage a un effet négatif sur les ventes de contenus copyrightés. Et évidemment, il n’existe pas non plus de preuve prouvant le contraire, c’est-à-dire que le piratage a un effet positif sur la vente de contenus. »

 

Cette étude a été réalisée simultanément en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne, en France, en Pologne et en suède. Elle s’est appuyée principalement sur deux questions de recherche :

  1. Comment les infractions au droit d’auteur en ligne affectent-elles les ventes de contenu protégé?
  2. Combien les contrevenants au droit d’auteur en ligne sont-ils prêts à payer pour les contenus protégés?

L’étude utilise les données 2014 et couvre quatre types de contenu créatif : la musique, le matériel audio-visuel, les livres et les jeux. Contrairement à beaucoup d’autres études les fréquences de musique et les visites de cinéma sont incluses dans l’analyse.

 

Piqure de rappel sur le piratage de Games of Thrones :

Selon la firme anti-piratage MUSO, et comme Sky News le rapporte, les sept épisodes de la saison ont cumulé 1 029 787 668 visionnages illégaux, entre le streaming (84,66% du total), les torrents (9,12%) et les téléchargements (5,59%). Et c’est ainsi que le season premiere a été vu quelques 90 millions de fois dans les 72 heures qui ont suivi sa diffusion (pour un total dépassant les 187 millions au 3 septembre), contre 90 millions pour le final sur le même laps de temps (et 143 millions une semaine plus tard).

 

On notera cependant que la hausse a été importante dans les deux sens, et que l’augmentation du piratage n’a pas empêché les audiences de grimper de façon significative cet été. Et même si la date de diffusion n’a pas encore été communiquée, il faut d’ores et déjà s’attendre à de nouveaux records pour la huitième (et dernière) saison de Game of Thrones, qui ne sera pas visible avant, au mieux, la rentrée 2018.

Un internaute s’exprime :

Mouche dit : « si en plus on croise ça avec le nombre d’entrées au cinéma qui ne cesse de croitre depuis 20 ans (En France : de 130 millions en 1995 à 213 millions en 2016) on peut se poser de questions sur l’impact négatif du téléchargement sur l’industrie du cinéma.
J’ai jamais trouvé d’étude qui parlait de tout le business qui a été créé grâce au téléchargement illégal (MP3, lecteur DIVX, supports amovibles…).
Est-ce que l’IPOD (et autre) aurait aussi bien fonctionné si le MP3 ne s’était pas imposé sur les réseaux P2P ?!
Et ce n’est qu’un exemple mais on peut se demander si finalement on ne dépense pas plus qu’avant dans la culture. Ça va peut être juste dans plus de poches qu’avant »

 

Le piratage en Afrique ???

Selon un article du journal le monde pour l’Afrique, Abidjan à elle seule perd au moins 120 milliards de FCFA pour cause de piraterie audiovisuelle via le réseau informel de distribution de la télévision. Tout un réseau parallèle de distribution de chaines câblées en Afrique, un fait qui illustre en partie le manque à gagner des professionnels du cinéma et de la musique dans le continent en droit auteur. Ce fait montre aussi parallèlement un risque de notoriété sur 46% des ménages d’Abidjan qui ne sauraient certainement pas qu’un tel musicien, qu’un tel club ou qu’un tel acteur a réalisé tel performance sans ce réseau ; et sait combien en marketing c’est utile de rentrer et de rester présent dans l’esprit du consommateur.

 

Les légalistes luttent acharnement contre le piratage, c’est-à-dire contre le partage illégal de contenus protégés mais on a l’impression que le choc entre l’illégal et le légal en matière de distribution de contenus protégés est plutôt un électrochoc à bénéfice mutuel. Chez nous en Afrique, on ne vit presque que de ça. Sur 10 jeunes qui écoutent Rihanna ou Jennifer Lopez en Afrique, il faudrait compter sur un miracle pour en trouver deux dans un seul échantillon qui ont acheté un seul album original.

 

Nos frères et sœurs de Nollywood en savent quelque chose à ce sujet car les musiciens et acteurs en Afrique sont les premières victimes simultanément aussi bénéficiaires de cet état de chose. Pour le continent que nous connaissons si bien qui est l’Afrique, On dirait que le « piratage » est un mal nécessaire car sans lui ; le niveau de notoriété de beaucoup de nos artistes et créateurs laisserait à désirer.

Share on FacebookShare on Google+Share on LinkedInTweet about this on TwitterEmail this to someoneDigg this

Votre commentaire

commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *