AXIS – Système de point d’échange internet en Afrique (IXP)

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Une étude de 2014 nous informait que chaque année l’Afrique dépensait plus de 400 millions de dollars pour la connexion de son trafic internet. Au moment où certains pays sont en passe de passer la barre des 120% de connecté le continent africain a du mal à faire réellement décoller son chiffre d’internautes (afronautes).  Pourtant la révolution pourrait venir des IXP. C’est dans ce sens certainement que l’union Africaine avec l’appui de l’ICANN avait lancé le projet AXIS – Système d’Echange Internet Africain. Le but principal étant de réduire les coûts de connexion, les délais de connectivité (temps de latence) et la bande passante.

Qu’est ce qu’un IXP – petite historique :

On peut dire IX ou IXP pour désigner un Point d’Echange Internet. Comme déjà dit dans l’introduction, un IX réduit considérablement le temps de connexion en raccourcissant les chaines de connexion. Moins il y a de points (pont) de connexion plus le réseau est rapide et moins il est couteux. C’est une vraie valeur économique pour les investissements que d’installer des IXP.  C’est un système qui  est souvent formé de plusieurs (ou un) switches (depuis 1993) réseaux où les FAI (Fournisseurs d’Accès Internet) concernés se connectent. Le plus grand IXP de la planète se trouve à Amsterdam, AMS-IX avec une vitesse allant au-delà des 100 Giga bites par seconde !

Que Retenir du Projet AXIS – IX Afrique :

Le projet AXIS permet d’accompagner les pays dans la mise en place des Point d’Echange Internet Locaux. L’idée directrice et de permettre aux pays africains de garder leur trafic en local. Ainsi les pays bénéficient donc des avantages de ce dispositif que nous avons cité plus haut (réduction des coûts, gain de vitesse de connexion, réduction de bande passante, …).  Mais au-delà des pays, d’après  Bob Ochieng   le projet vise à long terme les points régionaux puis le point continental. Dans ce contexte le bénéfice du dispositif se répercute selon l’échelle d’application.  Selon lui toujours, « En réalité, mettre en œuvre un IXP/dispositif d’appairage représente 10 % de travail technique et 90 % de politique ». Ainsi un Appel donc fait aux responsables politique des différents pays d’Afrique.

Une opportunité pour la Technologie en Afrique :

On ne peut pas mieux dire que ce que notre confrère de l’ICANN avait écrit :

«La prochaine étape importante consiste à penser un monde où la réglementation africaine serait « technologiquement agnostique », un monde où la numérotation d’adresses IP ou la VoIP seraient possibles. Les appels pourraient être passés au moyen d’un Internet connecté via les IXP régionaux ou un IXP pour l’ensemble de l’Afrique. Imaginez l’argent économisé si les appels passés à l’échelle régionale ou via le trafic IP n’étaient pas acheminés en dehors du continent ! »

En effet les avantages du dispositif IX national, régional et continental sont larges et très profitables aux africains. Il ne s’agit pas là des nombreuses choses qui changent dans nos Etats sans que la population ne ressente une amélioration des conditions de vie, c’est là un changement qui si exécuté devra directement faciliter la vie des internautes africains.

Mais les points seuls ne suffisent pas, il faut du haut débit, un cadre légal du numérique encré sur les libertés et la démocratie et aussi des infrastructures solides et performantes. Ainsi la pénétration d’internet sera automatique et l’Afrique aura de plus en plus des contenus en qualité et en quantité.

Illustration de gains avec un IXP local au Botswana :

Voici une illustration de la situation du Botswana en 2005.

  • Coûts locaux de transit et de connexion avec, par hypothèse, un trafic local de 30%,
  • Economie de 51 480 dollars par an pour un ISP petit débit (0,5 Mégabit/s),
  • Economie de 106 272 dollars par an pour un ISP moyen débit (1 Mégabit/s),
  • Economie de 377 208 dollars par an pour un ISP haut débit (8 Mégabit/s),
  • Dans ce cas de figure, 822 240 dollars d’économie par an grâce à l’échange de trafic.
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