Kaspersky : quand nos origines nous coûtent cher

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A la célébration de ses  20 ans d’existence, le groupe Kaspersky Lab subit successivement l’une après l’autre des sanctions sur son activité aux Etats Unis. Le gouvernement américain soupçonne le groupe de pactiser avec l’ennemi soit la Russie.

 

L’ami de mon ennemi est mon ennemi encore soit-il que l’on ne choisit pas son pays. L’un des géants de la cyber sécurité se trouve menacé par des ordonnances de retraits de contrat pour soupçons de collaboration avec la Russie. Tout s’envenime quand un rapport du FBI pointe du doigt les russes comme principal comploteur pour la victoire de Donald TRUMP pour la maison blanche face à Hillary CLINTON. C’est alors que les investigations commencent et les relations diplomatiques se corsent entre les deux pays.

Les recherches ne laissent qu’un seul scénario possible, la cyber-manipulation des résultats des élections. Dès ce moment tous les russes, entreprises d’origine russe ou entreprise dont les fondateurs sont russes impliqué de près ou de loin dans la manipulation des données numériques sont donc visés. C’est dans ce cadre que les soupçons vont principalement se tourner vers Kaspersky Lab. Les tractations et les négociations ne donnent rien. Les sénateurs sont décidés à envoyer un message fort. C’est ainsi que sans preuves et en bafouant la présomption d’innocence au nom de l’intérêt suprême.

 

En juin, la première nouvelle grand public tombe : le comité des forces armées du Sénat américain vote une motion interdisant l’utilisation des produits de Kaspersky Lab à des fins militaires. Le 12 juillet 2017, l’administration des services généraux du gouvernement américain retire l’entreprise de la liste des fournisseurs approuvés pour la fourniture de services dans le domaine du traitement de l’information et d’équipements photographique numérique. Il s’en suit que le 15 septembre, une décision vient enfoncer Kaspersky ; le Département of Homeland Security ordonne à toutes les organisations gouvernementales de supprimer l’antivirus Kaspersky de leurs systèmes IT.

Eugène Kaspsersky:

Comme il fallait s’y attendre, le fondateur répond au gouvernement américain pour se défendre et propose l’ouverture de son code source pour toute investigation. Eugène Kaspsersky dans un entretien public souhaite être entendu par le Congrès américain pour se défendre depuis juillet 2017.

« Kaspersky Lab a toujours reconnu qu’il fournit des produits et des services appropriés aux gouvernements du monde entier pour protéger ces organisations des cybermenaces, mais il n’a pas de lien contraire avec l’éthique ou d’affiliation avec un gouvernement, y compris la Russie. »

« Kaspersky Lab n’a jamais aidé aucun gouvernement dans le monde pour du cyberespionage ou des attaques numériques, et il est déconcertant qu’une entreprise privée puisse être considérée comme coupable jusqu’à ce qu’elle soit prouvée innocente, en raison de problèmes géopolitiques. »

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